flamme

Il y a l’envie et il y a la vie.

L’envie d’écrire et la vie quotidienne.

D’un côté l’envie d’écrire, pressante, les idées qui dansent dans notre esprit et picotent le bout de nos doigts, retenues, de l’autre la vie qui nous happe, le quotidien qui nous engloutit dans le torrent des heures qui s’écoulent à vive allure entre toutes les sollicitations de nos si brèves journées.

Nous en venons à sacrifier notre passion pour nous consacrer au travail qui nous nourrit.

La flamme qui nous anime se tortille et nous brûle, pressante, mais les obligations nous poussent à lui demander d’être patiente, à lui souffler que son heure reviendra, comme toujours... Il faut juste ne pas l’ignorer trop longtemps. Il faut juste éviter de l’étouffer complètement.

Seuls les auteurs qui vivent de leur art n’ont pas à lutter contre de tels courants. Heureux sont-ils…

Les autres vivotent entre ce qu’ils doivent être et accomplir chaque jour, et ce qu’ils sont et rêvent de réaliser pour toujours. Courageux et persévérants, portés par leur passion, leur flamme infaillible qu’aucun tumulte aussi violent soit-il ne pourra jamais éteindre, ils le sont. Mais quelle torture de devoir être « double » !

Quelle que soit notre situation, quelle que soit même notre passion, prenons-soin de la flamme qui nous anime. Elle pourrait se muer en brasier.

- Hélène Destrem -

brasier